Performances
Pour ce Fusion 14, nous avons opté pour la version la moins couillue de Lunar Lake : le Core Ultra 5 226V. Au menu : toujours les 4 P-Core et 4 E -Core du SoC, mais un L3 raboté à 8 Mio (12 sur les versions plus hautes en gamme), un iGPU un peu moins puissant et des fréquences revues à la baisse. Passons un premier coup de HWiNFO pour vérifier cela.
Déclinaison 226V obligeant, nous retrouvons les 16 Gio de RAM « uniquement », ainsi que la partie graphique Arc 130V rabotée à 7 Xe Cores de seconde génération (Battlemage) ; contrairement à ce que HWiNFO nous rapporte. Point de marque pour les modules mémoire non plus, la DDR étant intégrée directement dans le CPU et ainsi interfacée sur-mesure, sans que la partie logicielle ne soit au courant. Pour le reste, les deux sous-canaux de la DDR5 sont bien au rendez-vous, tout comme le SSD PCIe 4.0 ainsi que notre modèle servant de base aux benchmarks, le Samsung T5 EVO, interfacé en USB.
Côté stockage, le SSD SOLIDIGM fait dans la simplicité : pas de DRAM, un contrôleur et une puce mémoire, épicétout ! Nous nous retrouvons sans surprises avec des performances brutes mesurées inférieures au modèle d’ASUS précédemment testé, particulièrement en lecture et écriture séquentielle. Il faut bien que la différence de tarif se sente quelque part !
Du bon gros bench
Sortez les graphiques ! Nous passons ici en revue le processeur Lunar Lake sur batterie et sur secteur à travers une brève sélection de benchmarks synthétiques, supplémentée par quelques jeux histoire de voir ce que le bousin a dans le ventre.
Le protocole
Pour notre test d’ordinateur portable, l’appareil va être utilisé tel que reçu. Le système d’exploitation, l’éventuelle suite logicielle fournie par le constructeur et les pilotes seront mis à jour à date du test. Pour la reproductibilité des mesures, les logiciels et jeux resteront cependant les mêmes quand cela est possible (en particulier entre testeurs !), cela pour éviter de trop grandes disparités.
Dans le cadre de ce test, le Fusion 14 tourne sous Windows 11 Home build 26100.3476, en gardant les applications de PCSpecialist préinstallées dans leur configuration par défaut — c’est-à-dire avec le mode de performance équilibré du CPU.
Deux jeux seront utilisés pour voir les capacités de l’appareil : Shadow of the Tomb Raider et Metro Exodus, deux triples A datés d’une bonne demi-douzaine d’années déjà. L’idée est ici de voir les performances que peut offrir ce SoC tout-en-un sur des jeux lourds, mais suffisamment datés pour avoir été convenablement testés et optimisés.
Pour les tests synthétiques et applicatifs, nous lui faisons passer des tests 3DMark (CPU, Time Spy, Night Raid et Port Royal), des tests Procyon (tests d’IA « Computer Vision » via le back-end Intel OpenVINO), PCMark en version Extended ainsi qu’un rendu Blender. À chaque fois, 2 passes sont réalisées et la médiane est reportée.
Du synthétique
PCSpecialist Fusion 14 2025 - 3D Mark
Pas vraiment de surprise sur ce premier jet de test synthétique : la puce se plait davantage sur secteur que sur batterie, en particulier en ce qui concerne le score CPU seul. Dans ce cas, l’enveloppe thermique moins restreinte permet en effet de grimper bien plus haut en cadence, là où le GPU se retrouvera de toute manière limité par la bande passante DDR4. En revanche, sur des tests de rendus 3D/Ray Tracing, la proximité du chargeur est déjà moins sensible : le goulot d’étranglement est avant tout situé sur l’iGPU. Pour replacer par rapport au Zenbook S 14, le Fusion 14 se retrouve tout de même 20 à 30 % inférieur : entre silence et performance, PCSpecialist a fait le choix du premier.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Procyon
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Procyon – score individuels
En matière d’IA, le profil est identique avec un profil d’alimentation sur batterie très castrateur. En revanche, les performances secteur rejoignent celles du modèle d’ASUS, ce qui correspond aux communications d’Intel selon lesquelles le NPU était inchangé entre versions de Lunar Lake.
En jeu !
Pour attester des performances ludiques de la machine, nous relevons les performances de la plateforme sur deux triples A datés représentant une charge ludique possiblement appliquée à cette catégorie de laptops : des ultraportables performants. Nous relevons le taux d’image par seconde renvoyé par le benchmark intégré dans les deux cas, en utilisant la version standard de Metro Exodus, et en passant par l’Heroic Games Launcher pour Shadow of the Tomb Raider.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Shadow of the Tomb Raider
La tâche est difficile pour notre modèle du jour, qui donne tout pour dépasser la barre des 30 FPS. Pour du jeu léger ou des titres anciens, le Fusion X dans sa version « Divertissement » fera l’affaire, mais il est clair que le gaming n’était pas au cœur du cahier des charges de la machine.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Metro Exodus
Metro Exodus confirme ce constat avec un écart toujours aussi important entre la batterie et le secteur, et laisse le modèle d’ASUS caracoler en tête avec ce même écart de 20 à 30 % sur lequel nous reviendrons. En revanche, les divers crashs que nous avions pu observer dans la jeunesse de Lunar Lake ont été réglés, si bien que notre expérience logicielle en compagnie d’une Intel Arc a été sans faille. De quoi rester optimiste quant à la capacité de notre patient du jour à satisfaire les velléités ludiques légères de son utilisateur, et de sa capacité à se bonifier dans le temps.
Un peu d’applicatif
PCSpecialist Fusion 14 2025 - PCMark
En revanche, l’applicatif sied bien mieux à notre Core Ultra 5, et colle sur ce terrain-là aux baskets du Core Ultra 7 du Zenbook S avec une poignée de pourcents selon le test. Impossible ici de mettre en défaut le SSD SOLIDIGM, tout inconnu au bataillon qu’il soit. PCSpecialist confirme ici la cible ultra-mobile, voire professionnelle du modèle : parfait au niveau de la cohérence.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Blender
Blender, bien plus chargé au niveau du processeur, vient cependant gâter le tableau et laisse le Vivobook reprendre son avance confortable. Si jamais il fallait le redire, le Fusion 14 dans sa configuration d’origine n’est pas fait pour du rendu 3D poussé.
C’est chaud ? Et fort ?
Au niveau des températures et des nuisances sonores, nous avons relevé à l’aide d’un FLIR One et d’un Voltcraft SL-200 les dégagements thermiques et auditifs de la bête lors d’un rendu blender, sur secteur et sur batterie, afin de quantifier les dérangements induits par une utilisation extensive de ce Fusion 14.
vs
En accord avec les performances supérieures, le Fusion 14 prend quelques degrés une fois branché sur secteur, pour atteindre les 45˘C au point le plus chaud, à savoir au niveau du ventilateur. Cependant, la chaleur est correctement évacuée et le clavier tout comme le touchpad demeurent au frais. On notera la conception évacuant l’air sur la charnière, ce qui laisse une trace bien visible à la caméra thermique sur l’écran. Aux vues des températures, cela ne devrait pas poser problème au niveau de la durabilité.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Nuisances sonores
Sur les nuisances sonores, le modèle ultraportable de chez PCSpecialist est dans la moyenne, l’unique moulin tournant dans le registre medium-audible lorsqu’il est en mouvement. Cela n’arrive pas sur le bureau, mais des déclenchements réguliers s’effectuent en lecture vidéo ou au démarrage — les conséquences d’une conception chiche sur les aérations ne permettant pas de fonctionnement passif viable. Toutefois, le gabarit réduit de la machine limite le bruit, qui ne devient dérangeant qu’après plusieurs heures d’utilisation dans un endroit silencieux.
Et ça tient longtemps allumé ?
Avec son écran LCD classique et son SoC d’entrée de gamme Lunar Lake — donc de début de haut de gamme, dans l’absolu —, le Fusion 14 a toutes les cartes en main pour réduire au strict minimum sa consommation, et offrir un score exemplaire en matière d’autonomie. Avec moins de 5 W tirés sur le bureau, le laptop est sur le papier bien paré pour affronter le monde extérieur.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Consommation
Effectivement, en situation réelle, notre Fusion 14 fait des merveilles, avec la bagatelle de 16 h en streaming si vous souhaitez activer le profil le plus efficace et 6 h en jeu. Notez tout de même que certaines erreurs de lecture ont permis au SoC de gagner un peu de repos : ce score est donc à prendre comme une mesure optimiste.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Autonomie
Au niveau de la consommation, le Fusion 14 interpelle : Blender réussi à plus consommer que Shadow of the Tomb Raider, alors même que ce dernier agit à la fois sur le CPU et le GPU. Comment cela se fait-il ? Réponse paragraphe suivant !
Les autres profils d’alimentation
À la vue de ces scores, nous pourrions penser que ce modèle Lunar Lake est quelque peu décevant par rapport au précédent. En effet, avec 4 Mio de cache retirés et des fréquences en baisse se payent rubis sur l’ongle en matière de performance, excepté sur les tests de productivité PC Mark. Un tel écart, couplé aux mesures contre-intuitives de consommation, pointe dans la direction d’un comportement étrange au niveau du profil de performance du SoC… Et tel est bien le cas.
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Productivité - Profils de performances
En fait, le Vision 14 dans son profil de base propose un compromis autonomie/silence, au détriment de la performance. D’une part en capant la consommation du SoC à 30 W, mais également en limitant la vitesse du ventilateur, imposant de ce fait une autre limite thermique au processeur. Résultat : la machine n’arrive pas à évacuer toute la chauffe et throttle, c’est à dire limite encore plus sa fréquence pour rester dans des conditions optimales de fonctionnement ; si bien que la deuxième mesure de nos tests se retrouve systématiquement inférieure à la première. Avantage : l’autonomie s’en retrouve fortement améliorée, ce qui est justifié par le placement comme machine nomade (et pas machine de jeu). Si vous souhaitez pousser encore plus le curseur vers l’autonomie, le profil « silence » imposera même une limite de fréquence en dur au CPU et baisser à 20 W la limite de consommation maximale (stabilisation à 16 W), ce qui sera d’autant plus castrateur sur les performances. On notera que le profil moyen se retrouve moins bon sur Metro que le profil silencieux : probablement une question de TDP entre CPU et GPU, toutefois la différence est dans la marge d'erreur de nos mesures. En revanche, il est également possible d’activer le mode de performance, qui poussera les nuisances sonores à leur maximum… tout en relâchant l’enveloppe thermique maximale à 50 W (mesurés à la prise). Résultat ? Les performances s’envolent, et le bousin devient alors plus véloce dans nos quelques tests vérificatifs que le Vivobook, le tout sans throttle - mais en montant à un peu plus de 40 dBA et 50°C sur le point chaud. Sacrée polyvalence, et belle preuve que la performance sur ce segment, c'est avant tout une histoire de consommation !
PCSpecialist Fusion 14 2025 - Jeu - Profils de performance
C’en est tout pour les performances du bousin, direction l’ultime page de ce dossier pour la conclusion !

Super, merci pour ce test complet. 👍
Je cherche un portable justement pour du code win/linux et bureautique avec grosse autonomie, et confort du clavier&pad. Je ne connaissais pas ce (re)vendeur clevo.
Merci !
Petite précision : clevo est le fabricant, le vendeur/intégrateur c'est PCSpecialist 😀