Le tour du propriétaire
Extérieurement, le Fusion 14 est très discret : un simple logo (noir sur noir et non rétroéclairé !) signe sa provenance de PCSpecialist. Le châssis, bien que constitué de plastique, est suffisamment rigide pour inspirer confiance et le revêtement ne prend que légèrement les traces de doigts. On notera en revanche la (très) restreinte présence d’entrées d’air sur la face inférieure (l’extraction d’air s’effectuant via la charnière), qui se limitent à deux ensembles de 13 interstices sur les coins extérieurs servant également aux haut-parleurs. le Core Ultra 5 équipé étant peu gourmand, la chose devrait suffire, mais nous comprenons pourquoi le Fusion 14 n’est pas proposé avec d’autres CPU plus performants !
Avec 19 mm de hauteur et un encombrement restreint du fait d’une diagonale de 14" et des bordures réduites, le Fusion 14 revendique haut et fort son placement nomade. Sobre et pratique, la machine passerait inaperçue dans une gamme professionnelle — seul le plastique dénotant par rapport au métal plus noble habituellement employé sur cette gamme. L’écran de la machine pouvant s’ouvrir à 180°, deux petits patins sont placés sur l’arrière du laptop à proximité de la charnière (elle-même d’un seul tenant, ce qui favorise la durabilité) de manière à limiter le marquage lors d’utilisations un peu trop musclées : pratique.
Comme la majorité des machines, le Fusion 14 est usiné au niveau du pad tactile de manière à permettre une ouverture aisée. Quant à parler du pad, ce dernier s’est révélé fonctionnel, largement assez grand pour n’importe quel usage ; son clic est précis et satisfaisant, mais sa matière est plus propice à se tacher à l’usage que le reste de l’ordinateur. De part et d’autre du pad se trouvent les quelques autocollants promotionnels des technologies intégrées : HDMI, Thunderbolt et certification MIL-STD-810H (témoignant d’une durabilité « niveau militaire ») ; le logo Intel étant étrangement aux abonnés absents.
Les tranches du bousin sont toutes aussi anodines : les deux ports USB-C (attention, seul celui inférieur propose le Thunderbolt 4) sandwichent un port HDMI pleine taille et un USB Type A (3,2 Gen 2, tout de même !). L’USB-C supérieur, servant également à la charge, est flanqué d’un discret mais efficace témoin de charge. De l’autre côté se trouve un second pour USB 3,2 Gen2 en Type A, le port microSD — que l’on apprécie fortement tant il devient rare —, le combo jack-micro ainsi que le locket kensington. Enfin, l’éclairage du bouton d’alimentation est également visible sur cette tranche droite, ce qui permet de savoir en un coup d’œil si la machine est allumée, en veille (le voyant est alors clignotant) ou éteinte.
Si la frappe sur notre Fusion 14 n’est pas dans le haut de gamme, le clavier s’en sort avec honneur. De technologie chiclet, le mécanisme est dans la moyenne au niveau sonore et relativement précis ; il se trouve en fait handicapé par le manque de rigidité du plastique donnant un ressenti spongieux sur les fortes pressions… Difficile toutefois de faire mieux avec ce type de matériaux. Le rétroéclairage est en outre configurable sur 4 niveaux d’intensité (plus un mode complètement éteint) par le logiciel compagnon ou un raccourci clavier, ce qui permet de s’accommoder aisément à toutes les situations. Notez que notre modèle QWERTY (une configuration personnalisée est bien entendue réglable à l’achat !) utilise la disposition de touches ANSI ISO, c’est-à-dire avec une touche entrée haute identique à nos claviers AZERTY habituels, et de la fameuse touche Copilot permettant sa certification Copilot+PC.
Enfin, la machine nous a été livrée avec un chargeur de 65 W en USB-C (merci l’Union européenne !) manufacturée par un certain Chicony, capable de délivrer au maximum 20 V pour 3,25 A : tout ce qu’il y a de plus classique dans le domaine !
Côté écran
Si les spécifications de l’écran ne font pas forcément rêver (14" FHD+ 60 Hz), le modèle équipé est tout à fait cohérent avec une utilisation nomade. Contrairement aux flagships OLED, notre modèle du jour possède un revêtement mat bienvenu et efficace. Faute de sonde adaptée, nous n’avons pas relevé de valeur pour la luminosité maximale, mais cette dernière est suffisante pour utiliser confortablement la machine dans un appartement ensoleillé.
La dalle, de technologie WVA, offre des angles de vue irréprochables. Au-dessus de l’écran se placent la webcam (5 MPx, de qualité plus que correcte à l’usage) et les capteurs Windows Hello permettant le déverrouillage par reconnaissance faciale. En revanche, les amateurs de sécurité digitale seront déçus d’apprendre que ledit capteur (digital donc) est absent de la machine, sans possibilité de l’y ajouter.
Au macro, la matrice de l’écran est on ne peut plus classique : trois sous-pixels vert/bleu/rouges sont agencés horizontalement par pixel, épicétout !
Tu es dans la Matrice, Neo !
C’en est terminé pour la partie externe du Fusion 14, direction l’intérieur et la surcouche logicielle à la page suivante !

Super, merci pour ce test complet. 👍
Je cherche un portable justement pour du code win/linux et bureautique avec grosse autonomie, et confort du clavier&pad. Je ne connaissais pas ce (re)vendeur clevo.
Merci !
Petite précision : clevo est le fabricant, le vendeur/intégrateur c'est PCSpecialist 😀