Wd Fioxia Fusion

Une nouvelle opération séduction aurait été lancée pour convaincre SK Hynix (actionnaire de Kioxia) d'accepter enfin la proposition de fusion !

Le sujet en question fait parler depuis plusieurs années, avec des négociations qui se seraient déroulées pendant au moins un temps derrière les rideaux, mais auraient finalement soudainement capoté l’automne dernier, apparemment pourtant très près du but. La raison de cet échec aurait principalement été SK Hynix. Le géant coréen du semiconducteur y aurait fait opposition en vertu de sa position d’actionnaire au capital de Kioxia. Il n’est pas difficile d’imaginer pourquoi le coréen serait réticent.

En effet, SK Hynix est actuellement le numéro 2 de la NAND depuis son acquisition de la division NAND d’Intel (rebaptisée Solidigm). Mais une fusion entre WD et Kioxia créerait un nouveau géant capable de rivaliser avec Samsung et reléguerait inévitablement SK Hynix à la 3ᵉ place. Du moins si l’on s’en tient aux derniers chiffres du marché tels qu’ils furent calculés par TrendForce fin 2023. Samsung et WD/Kioxia se partageraient ainsi plus de 60 % du marché, suivi de SK Hynix avec 20 % et Micron avec un peu plus de 10 %. Dans un tel scénario, pas franchement idéal non plus pour la concurrence, on peut même imaginer que Micron pourrait un jour devenir le prochain meilleur candidat pour une acquisition, éventuellement par SK Hynix, afin de rester dans la course. Au train où vont les choses, cela semble relativement inévitable, mais nous n’en sommes pas encore là !

En attendant, il y aurait depuis fin janvier à nouveau la volonté de reprendre les négociations pour la fusion et l’actionnaire principal de Kioxia, à savoir la société d'investissement américaine Bain Capital, entendrait désormais chercher à persuader SK Hynix par de nouveaux moyens. Ainsi, SK Hynix aurait présentement reçu l’offre de faire produire du semiconducteur dans les usines de Kioxia, dont l’ensemble de l’opération est basé au Japon. En pratique, selon le fonctionnement de la coentreprise, 80 % de la capacité de production de mémoire flash des usines communes est actuellement réservée à Western Digital et Kioxia, et 20 % sont gardés pour une production destinée hors joint-venture. Théoriquement, il y aurait donc effectivement de la capacité disponible pour permettre à SK Hynix d’y produire également une portion de sa mémoire. Et ainsi avoir un nouvel accès au marché japonais par la même occasion ?

La question maintenant est de savoir si une telle offre suffirait à convaincre SK Hynix à donner sa bénédiction pour la naissance d’un nouveau géant de la NAND... Enfin, difficile encore à dire si cela pourrait aussi jouer un rôle d’une façon ou d’une autre, mais il parait pertinent de rappeler que WD a prévu de séparer ses activités NAND et disque dur en deux entreprises indépendantes distinctes. Cette opération de séparation devrait être complétée durant la deuxième moitié de 2024. Western Digital conservera le disque dur à son nom. Côté flash, la nouvelle future entreprise n’a pour l’instant pas encore été baptisée. (Source : Reuters, via Computerbase)

Matt


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